• La plus redoutée...

    L'ORQUE 

     

    => est le plus grand cétacé des delphinidés

    => plonge jusqu'à 900 m de profondeur

    => saute de + de 10 m

    => est le plus répandu des dauphins

    => nage à + de 50 km/h

    => est l'héroïne du magnifique film "Willy"


    Sauvez Willy

    (bande-annonce en anglais)

     

     

    FEVRIER : la fameuse orque

     

    Comment est-elle ?

    L'orque (ou épaulard) est un animal rapide, vorace et sociable. Noire et blanche, elle possède une tenue parfaite de camouflage ;avec un jeu d'ombre et de lumière, cela lui permet de leurrer ses proies...

    Sa tête est ronde, son museau court et arrondi à son extrémité. Chez le mâle, la nageoire dorsale peut atteindre 2 mètres ; chez la femelle, elle est plus petite et est en forme de faux.

    Nageoires de l'orque

    Différence de nageoire dorsale entre le mâle et la femelle

    Sa grande nageoire caudale lui donne de la vitesse (plus de 50 km/h) tandis que les autres nageoires assurent sa stabilité.

     

    L'orque a 20 à 26 dents solides coniques...

     

     

    Jamais seule !

    Cet animal vit en groupe, appelé POD, allant de 30 individus à parfois 150 individus ! Il est dirigé par une femelle, et non un mâle ! A l'intérieur du groupe, les femelles et les petits sont au centre, entourés par les mâles... Chaque groupe a sa propre langue, une sorte de communication faite de cliquetis et de sifflements...

     

     

    Pourquoi fait-elle parti des mammifères ?

     

    L'évent, situé sur la tête, lui sert à respirer: il se ferme dans l'eau et s'ouvre dès que la baleine refait surface pour respirer. Voilà qui explique pourquoi ce n'est pas un poisson. A la différence de celui-ci, l'orque, comme tous les mammifères marins, a des mamelles (dites mammaires), ne pont pas d'œufs pour se reproduire, et bat avec la nageoire caudale du bas vers le haut, et non de gauche à droite ! Elle a aussi un corps chaud (son sang est chaud) contrairement à celui des poissons dont le sang est froid.

    Différence entre les mammifères et les poisssons

    Pas de dodo !

    Les orques, faisant partis des delphinidés, choisissent leur moment pour respirer et, de ce fait, ne s'endorment jamais. Elles se reposent en mettant alternativement en veille une partie de leur cerveau, puis l'autre moitié.

     

     

    Comment arrive-t-elle à trouver ses proies tout en évitant les icebergs ?

    Comme tous les delphinidés, l'orque émet une série de cliquetis et de sifflements. Les sons se déplacent dans l'eau... Rencontrant quelque chose, les ondes sonores reviennent à l'orque qui sait alors la localisation exacte de l'obstacle ou de la proie. Ce dispositif est appelé écholocation.

     

     

    C'est l'heure de la chasse !

    Restant en contact sonore, les orques s'éloignent sur 2 km pour repérer les proies. Soudain, l'un d'eux trouve un bon festin et avertit le reste du groupe d'un cri de ralliement qui s'entend à 9 km à la ronde. Tous ont compris et se déplacent droit sur leurs proies...

     

    Comment chasse t-il...

    • le saumon (ou autre poisson)

    Des ondes assourdissantes se propagent dans l'eau... En bombardant les saumons d'ultrasons puissants, les orques assomment les poissons à distance. Les proies sont en état de choc, les prédateurs n'ont plus qu'à se servir !

    • le phoque

    Les orques l'ont repéré se reposant sur un bloc de glace. A l'attaque ! Une orque s'appuie sur un côté, deux autres aident de l'autre côté. Déséquilibrée, la proie tombe à l'eau, dans la gueule de ses prédateurs affamés.

    • la baleine

    Les orques immobilisent une baleine malade en saisissant ses nageoires et sa queue pour l'empêcher de remonter respirer. La baleine meurt, noyée.

     

     

    Une grande famille

    On distingue plusieurs types d'orques...

    • Les résidentes : elles vivent en groupe de 5 à 50 individus et ont un territoire bien déterminé. On peut les observer plutôt au large du Canada...
    • Les hauturières : elles vivent en groupe de 30 à 70 individus et sont plus petites et plus trapues que les résidentes... On peut les observer plutôt au large de la Norvège ou au sud de l'Alaska.
    • Les nomades : elles vivent seules, en petits groupes de 2 à 10 individus et sont plus costaudes et plus grandes que les hauturières et les résidentes. Elles n'ont pas de territoires particuliers car elles se déplacent souvent.

     

     Reproduction

    Les mâles quittent momentanément la cellule familiale pour chercher ailleurs une partenaire. Cela permet de limiter les dégâts de la consanguinité et d'éviter les croisements au sein d'un même groupe.

    La femelle orque est enceinte de 16 à 17 mois et allaite son petit pendant 1 an. A la naissance, celui-ci pèse déjà 200 kg et mesure 2,50 m ! C'est la queue qui apparaît la première et non la tête comme chez les animaux terrestres. Il est directement poussé à la surface pour son premier souffle d'air.

    Malheureusement, la vie d'une orque n'est pas facile et le bébé n'a que 60% de chances de vivre au-delà de sa première année. 

     

     

    Eduquer

    Très peu d'espèces marines éduquent leurs petits. Seuls les cétacés à dents le font !

    Après la naissance, le petit est présenté au reste de la "communauté". Il est accueilli avec solennité : tous les membres le soulèvent sur leur museau en le poussant vers la surface. A partir de là, le nouveau-né est protégé, défendu et éduqué par tous.

     

     

     

    Etrangement, malgré sa réputation de tueuse, l'orque n'attaque l'homme que très rarement, voire pratiquement jamais. Une attaque de sa part est déclenchée par un sentiment d'insécurité, de peur...

     

     

    Changement de réputation

    Depuis 1970, on sait que l'orque n'est pas une tueuse. Le problème, c'est que depuis, il y a plus de capture !

     

     

    Captivité

    La chasse de l'orque est devenue interdite ! Elle figure à l'annexe I de la convention CITES qui est un texte interdisant le commerce des espèces menacées. Malheureusement, les captures se poursuivent illégalement. Une orque est attrapée à l'âge de 2 ans pour qu'elle ne dépasse pas les 3 ou 4 m afin de faciliter le déplacements entre les parcs de loisirs...

    En captivité, les orques ne survivent pas longtemps, elles sombrent dans la mélancolie car elles se sentent seules même avec d'autres orques étant donné qu'elles viennent souvent de différents groupes (qui ont chacun leur langue propre) et donc, elles ne se comprennent pas.

     

    L'orque captive a l'aileron recourbé à force de tourner toujours dans le même sens dans son bassin (qui ressemble plutôt à un bocal !) C'est la force centrifuge qui incurve sa nageoire dorsale...

     

    L'orque est considérée comme un animal menacé, dont sa population décline (en nombre).

    De 1971 à  1981, 369 orques on été tuées par des pécheurs norvégiens qui les considéraient comme leurs concurrentes. Malgré une protection par le moratoire baleinier de 1986, les orques pourraient être à nouveau menacées, car les pécheurs continuent à faire pression pour la reprise des captures.

    On a longtemps cru que les orques étaient des milliers dans l'Etat de Washington, en zone canadienne, avant de s'apercevoir, en 1993, qu'elles n'étaient que 700 individus environ.

     

    L'orque, victime de 2 sortes de pollutions :

    la pollution technologique et la pollution chimique

    • Pourquoi la technologie ? Parce qu'un objet métallique (câbles, bateaux, sous-marins...) présent dans l'eau perturbe les champs magnétiques, donc ainsi le sonar (ou écholocation) de l'orque - qui lui est indispensable pour se déplacer - est brouillé. Les scientifiques ont observé une modification des déplacements des cétacés et une nette progression du nombre d'échouage.

    • Pourquoi la pollution chimique ? Parce qu'en mangeant des proies "infectées" ou tout simplement en avalant les déchets plastiques (etc), l'orque meure empoisonnée. 

     

     

    Alors, ensemble, PROTEGEONS L'ORQUE !

     


    5 commentaires
    •  Avant de vous parler de ce majestueux animal, je vous souhaite une

    BONNE ANNÉE !!

    J'espère que vos résolutions porteront sur la protection des animaux !


     

    La plus imposante...

    LA BALEINE BLEUE

     

    => un cœur gros comme une voiture

    => une langue qui pourrait servir de table pour 6 personnes

    => un dos sur lequel on pourrait garer 3 autobus

    => un poids égal à celui de 32 éléphants

    => un souffle de 9 m

    => un corps aussi long que 19 plongeurs nageant les uns derrière les autres

    => une vitesse de 40 km/h

    => un chant de 180 décibels, soit plus d'un avion !

     

     

    Clique ici pour voir "C'est pas sorcier : Les Baleines"

     

     

    Origine

    Le "Rorqual bleu" dérive d'un mot norvégien signifiant "sillon"

     

    JANVIER : l'imposante baleine bleue

     

    Le saviez-vous ?

    Sa gorge possède entre 55 et 65 replis extensibles permettant d'agrandir la cavité au moment des repas à l'aide de filtres à nourriture : les fanons ↓

    Les fanons sont comme des peignes, ils filtrent l'eau pour ne garder que les animaux comestibles.

     

     

    Pourquoi est-ce un mammifère ?

    L'évent, situé sur la tête, lui sert à respirer: il se ferme dans l'eau et s'ouvre dès que la baleine refait surface pour respirer. Voilà qui explique pourquoi ce n'est pas un poisson. A la différence de celui-ci, la baleine, comme tous les mammifères marins, a des mamelles (dites mammaires), ne pont pas d'œufs pour se reproduire, et bat avec la nageoire caudale du bas vers le haut, et non de gauche à droite ! Elle a aussi un corps chaud (son sang est chaud) contrairement à celui des poissons dont le sang est froid.

    JANVIER : l'imposante baleine bleue

     

    Pas de dodo !

    Les baleines, faisant parties des delphinidés, choisissent leur moment pour respirer et, de ce fait, ne s'endorment jamais;elles se reposent en mettant alternativement en veille une partie de leur cerveau, puis l'autre moitié.

     

    En groupe ?

    Comme la plupart des grands rorquals, la baleine bleue est plutôt solitaire. La mère et son petit constituent la cellule de base, au moins le temps de l'allaitement. Si plusieurs individus sont observés ensemble, c'est que le krill est abondant. La solitude est dû au fait qu'un banc de krill peut rarement satisfaire plusieurs baleines à la fois.

     

    Reproduction

    Les baleines atteignent leur maturité à 7 ans et s'accouplent en hiver. Enceinte de 11 à 12 mois, la femelle donne naissance à un baleineau qui vient au monde queue la première. S'il se présentait par la tête, il ne se noierait pas mais risquerait de s'asphyxier car chez les cétacés, la respiration est volontaire et non instinctive. Il pèse 2,5 tonnes et mesure 7 mètres ! Il est allaité pendant 8 mois, période durant laquelle la femelle ne s'accouplera pas. Son petit prend 90 kg par jour grâce au lait riche de sa mère.

     

    Migration

    Les baleines bleues migrent des eaux chaudes où elles se reproduisent vers les mers polaires où elles se nourrissent. Ce voyage se fait à la vitesse de 22 km/h, soit solitaire soit avec un petit. Les baleines peuvent communiquer entre elles grâce à leurs cris (qui atteignent 180 décibels, soit plus d'un avion !)

     

     

    Elle chante !

    La baleine produit des sons et l'on peut parfois dire que le mâle "chante", souvent pour attirer les femelles, intimider des rivaux ou tout simplement communiquer. C'est aussi un "radar", car ces sons servent également à détecter d'autres baleines par écholocation.

     

     

     

    Disparition de la baleine ?

     

    Au milieu du XIXe siècle la chasse a presque pris fin mais malheureusement un norvégien inventa un système qui entraîna la pêche industrielle et donc, presque la disparition de la baleine.

    Pour essayer de sauver les espèces menacées, on instaura la CBI (Commission Baleinière  Internationale) en 1946 qui fixa 3 ans plus tard des quotas aux différentes nations baleinières. Cela ne fonctionna pas donc ce système fut rapidement abandonné. En 1982,  la CBI adopte un moratoire sur la chasse baleinière et en 1994, une zone a été interdite aux chasseurs dans l'Océan Pacifique Sud. Malheureusement la chasse continue, notamment au Japon.

     

    Plus de baleines ?

    Aujourd'hui, on pense qu'il ne reste que 5% à 10% des différentes baleines. Alors que la population semble se reconstituer dans l'Océan Pacifique, elle ne progresse pas dans l'Océan Antarctique...

     

     

    Où en observer en liberté ?

    • Île de Pico, PORTUGAL : ce site unique au monde est incontournable. On peut y rencontrer 22 espèces différentes des cétacés parmi lesquelles le cachalot, le dauphin de Risso, le dauphin commun, le dauphin tacheté, le dauphin bleu et blanc, le globicéphale tropical, l'orque, diverses baleines à bec, la baleine bleue, le rorqual commun, le rorqual boréal, etc.
    • Embouchure de St Laurent, Québec CANADA : de juillet à octobre, on y observe le bélouga, le rorqual commun , le petit rorqual, la baleine à bosse et la baleine bleue.

     

    Ensemble, protégeons la baleine bleue !

     


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